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Google Antigravity expliqué : ce que c'est et à qui il s'adresse

La plateforme de code « agent-first » de Google décryptée : ce qu'elle contient, son prix aux États-Unis, pourquoi les utilisateurs de Gemini CLI y ont été basculés et qui doit changer.

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Google Antigravity est la plateforme de code « agent-first » de Google. Au centre, une application de bureau gratuite où vous confiez des tâches à des agents IA et relisez leurs plans avant qu'ils ne touchent à votre code. Autour, un outil de terminal appelé agy, un éditeur IA, des plug-ins pour d'autres IDE et un SDK Python, tous pilotés par le même agent. Si vous utilisiez Gemini CLI avec un compte Google personnel, c'est aussi là que Google vous a transféré cette année.

Ce transfert explique pourquoi le nom revient sans cesse. À Google I/O cette année, l'entreprise a lancé Antigravity 2.0 et une nouvelle Antigravity CLI, puis, environ un mois plus tard, a cessé de servir Gemini CLI aux utilisateurs gratuits et aux abonnés Google AI Pro et Ultra (Google Developers Blog). Les entreprises sur Gemini Code Assist Standard ou Enterprise ont gardé l'ancien outil, tout comme les développeurs qui paient via des clés d'API Gemini. Tous les autres ont hérité d'un remplaçant fermé, avec des limites hebdomadaires.

Notre verdict : installez Antigravity si vous développez sur Gemini ou Google Cloud, ou si vous payez déjà Google AI Pro ou Ultra et voulez les modèles Claude sur la même facture. Son application de bureau isole aussi par défaut les commandes de terminal dans un sandbox sur macOS et Linux, ce que ne font ni Claude Code ni Copilot. Ne migrez pas si vous avez besoin d'un client open source ou de chiffres d'usage publiés, et réfléchissez à deux fois si votre équipe travaille surtout sous Windows. Les prix de ce guide sont les prix catalogue américains, relevés sur les pages de Google.

Ce qu'est Google Antigravity aujourd'hui

Antigravity est né l'an dernier comme un IDE. Google l'a lancé en préversion publique gratuite en même temps que Gemini 3, avec un éditeur IA classique et une seconde fenêtre, l'Agent Manager, présentée comme un poste de contrôle pour piloter plusieurs agents sur plusieurs espaces de travail à la fois. Claude Sonnet 4.5 et le modèle open-weight GPT-OSS d'OpenAI figuraient dans le menu des modèles dès le premier jour.

Cette année, Google a fait de cette seconde fenêtre le produit à part entière. Antigravity 2.0 est une application de bureau autonome, sans éditeur : vous lancez des agents, lisez ce qu'ils produisent et validez leur travail (Antigravity blog). Google affirme que des millions de développeurs ont adopté l'IDE d'origine. Il existe toujours, mais Google prévoit d'en retirer l'Agent Manager pour ne laisser qu'un simple éditeur dopé à l'IA.

La gamme actuelle compte cinq éléments :

  • Antigravity 2.0, le gestionnaire d'agents de bureau pour macOS, Windows, Linux et Googlebook, avec projets, sous-agents, tâches planifiées et saisie vocale.
  • Antigravity CLI, une application de terminal écrite en Go que vous lancez avec agy. Elle partage ses réglages avec l'application de bureau, et une longue session de terminal peut y être exportée.
  • Antigravity IDE, l'éditeur d'origine, avec complétions Tab et commandes en ligne.
  • Des extensions pour VS Code, Visual Studio 2026, les IDE JetBrains, Zed et Xcode, ajoutées cette année pour que vous gardiez l'éditeur que vous utilisez déjà.
  • Antigravity SDK, une bibliothèque Python en préversion de recherche qui expose le même agent à votre propre code.

Deux briques plus modestes complètent l'ensemble. Remote Control permet de piloter depuis n'importe quel navigateur des sessions qui tournent sur vos propres machines, avec des notifications push quand un agent a besoin de vous. Google expose aussi l'agent via l'API Gemini pour un usage programmatique.

Tout cela repose sur un noyau commun, que Google appelle l'agent harness. Modifiez une règle de permission dans la CLI et l'application de bureau la reprend, car les deux lisent les mêmes réglages.

Schéma en étoile : Antigravity 2.0, l'Antigravity CLI, l'Antigravity IDE, les extensions d'IDE et le SDK Python alimentent tous un même noyau d'agent, relié aux modèles (Gemini, Claude, GPT-OSS) ainsi qu'à vos dossiers de projet et dépôts.

Choisissez l'interface qui correspond à votre façon de travailler. Toutes mènent au même agent et aux mêmes modèles, et c'est votre connexion qui détermine l'accès aux modèles et le quota, où que vous l'utilisiez.

Comment fonctionnent les agents Antigravity

Le travail commence dans un projet : un ou plusieurs dossiers locaux ou dépôts, avec leurs propres réglages et permissions. Quand vous lancez une tâche, vous choisissez le mode local, où l'agent modifie directement vos dossiers, ou le mode nouveau worktree, où il travaille dans un worktree Git séparé et laisse votre checkout intact.

L'agent rend compte au moyen d'artefacts plutôt que d'un mur d'appels d'outils : plans d'implémentation, diffs de code, schémas d'architecture, images et enregistrements du navigateur. Vous pouvez commenter un plan avant toute modification de fichier, et l'agent intègre vos remarques. Cette étape de relecture est la meilleure habitude qu'enseigne Antigravity, et elle vaut la peine d'être conservée même quand vous faites confiance à l'agent.

En coulisses, l'agent principal peut lancer des sous-agents pour des sous-tâches parallèles et repousser en arrière-plan les opérations lentes, comme les installations de paquets. Il exécute aussi vos hooks, des scripts shell définis en JSON qui se déclenchent avant ou après les appels d'outils et de modèles. Les tâches planifiées lancent un prompt selon un calendrier cron, mais au lancement Google a imposé Gemini 3.5 Flash pour ces exécutions : impossible de choisir un modèle plus costaud pour un job de nuit.

Quels modèles pour quelle offre

Gemini est le choix par défaut, et les nouveaux modèles Flash se succèdent vite : Gemini 3.8 Flash est la troisième version Flash de Google en six semaines, et Gemini 3.1 Pro est disponible sur toutes les offres. La vraie surprise, c'est que le menu n'est pas réservé à Google.

ModèleFree et AI PlusAI ProAI UltraEnterprise
Gemini 3.8, 3.7 et 3.6 Flash, Gemini 3.1 ProOuiOuiOuiOui
Claude Sonnet 5.5 et Opus 5.5NonOui, sauf en essaiOuiNon
Claude Sonnet 4.6 et Opus 4.6Jusqu'au retraitJusqu'au retraitNonNon
GPT-OSS-120bJusqu'au retraitJusqu'au retraitJusqu'au retraitNon

Google indique que les modèles Claude 4.6 et GPT-OSS-120b quitteront le menu plus tard cette année, ce qui supprime la seule option Claude de l'offre gratuite. Les connexions Enterprise n'ont accès qu'à Gemini. Le travail sur les images, comme les maquettes d'interface et les schémas, est confié à Nano Banana 2, et vous ne pouvez pas le remplacer.

Ce que l'agent peut faire sans demander

Sur macOS et Linux, l'application de bureau propose trois préréglages de permissions, et celui par défaut est raisonnable. En mode Default, les commandes de terminal s'exécutent dans un sandbox au niveau de l'OS (namespaces Linux, ou Seatbelt sur macOS) qui peut écrire dans votre projet et vos dossiers temporaires, ne voit ni ~/.ssh ni les fichiers .env et n'a pas de réseau tant que vous n'approuvez pas un domaine (Antigravity docs). Tout ce qui doit sortir du sandbox demande d'abord, de même que la navigation web et les outils MCP. Request Review désactive le sandbox et demande avant chaque commande. Turbo laisse l'agent tout exécuter, n'importe où sur votre disque.

Ce tableau a deux failles. Les réglages propres à la CLI indiquent le sandbox comme désactivé par défaut, avec chaque commande soumise à validation, jusqu'à ce que vous lanciez l'outil avec l'option --sandbox ou changiez le réglage. Et Windows utilise encore l'ancien système de permissions, où aucun préréglage n'active le sandbox.

Ce que coûte Antigravity en 2026

Antigravity n'a pas de prix propre. C'est votre offre Google AI qui détermine le temps d'agent dont vous disposez, et l'offre gratuite est réelle mais mince : la page tarifaire de Google promet des « limites hebdomadaires de base » à côté de complétions Tab illimitées (Antigravity pricing). La capacité payante vient des mêmes abonnements que ceux de l'application Gemini.

L'échelle des prix américains se présente ainsi, d'après la page d'abonnement de Google (Google).

Graphique en escalier des prix mensuels américains des offres Google qui fixent les limites d'Antigravity : Free 0 $, AI Plus 4,99 $, AI Pro 19,99 $, AI Ultra 5x 99,99 $ et AI Ultra 20x 199,99 $.

Le palier qui compte, c'est le passage de Pro à Ultra. Google affirme que l'offre Ultra à 99,99 $ offre cinq fois le budget de tokens de Pro, et celle à 199,99 $ vingt fois. L'offre supérieure coûtait 250 $ avant que Google ne la baisse à l'I/O et n'ajoute l'Ultra moins cher. Google AI Plus, à 4,99 $, compte à peine : le tableau des modèles d'Antigravity le range à côté de l'offre gratuite.

Quelques mécanismes déterminent ce que vous achetez. Gemini Flash et Pro puisent dans une réserve commune débitée aux tarifs de l'API, si bien qu'un modèle Flash bon marché va plus loin que Pro. Claude et GPT-OSS relèvent d'une limite fixe distincte, car Google a moins de capacité pour les modèles des autres laboratoires. Pro et Ultra se rechargent toutes les cinq heures (Pro jusqu'à atteindre un plafond hebdomadaire), tandis que les comptes gratuits se rechargent une fois par semaine. Si vous êtes à sec sur Pro ou Ultra, vous pouvez dépenser des crédits AI achetés aux tarifs de Gemini Enterprise, avec un réglage qui décide si cela se fait automatiquement ou jamais.

Ce que Google ne vous donne pas, c'est un chiffre. Les docs de Google disent que les limites suivent « la quantité de travail effectuée par l'agent » : une offre permet donc plus de petites corrections que de longs refactorings, et Google peut les modifier pour gérer la capacité. L'application de bureau n'offre aucune option « apportez votre propre clé » pour gagner en capacité. La CLI fait exception : branchez-la sur une clé d'API Gemini et elle facture au token, en dehors de votre offre.

Les entreprises achètent via Google Cloud. Les licences Gemini Enterprise Standard et Plus démarrent à 30 $ par mois et incluent désormais Antigravity, et une formule à l'usage évite les frais de licence et facture la consommation. Des plafonds de dépense couvrent les deux voies, et les abonnements ajoutent des contrôles d'administration centralisés.

Pour les particuliers, l'ordre est simple. Commencez gratuitement, et passez à Pro seulement quand la limite hebdomadaire commence à interrompre du vrai travail. Ultra à 99,99 $ est l'offre du quotidien, positionnée face à Claude Max et à la formule ChatGPT Pro la moins chère, toutes deux à 100 $. Si crédits, licences et réserves de tokens se brouillent dans votre tête, notre guide des modèles de tarification des outils IA remet de l'ordre.

Ce qui est arrivé à Gemini CLI

Gemini CLI était l'agent de terminal open source de Google, sorti l'an dernier sous licence Apache-2.0. Selon Google, il a recueilli plus de 100 000 étoiles GitHub et 6 000 pull requests fusionnées. À l'I/O cette année, Google a annoncé qu'il consacrerait cet effort à Antigravity. Environ un mois plus tard, Gemini CLI a cessé de répondre aux requêtes des abonnés Google AI Pro et Ultra et des utilisateurs gratuits de Gemini Code Assist for individuals, et les extensions IDE de Code Assist se sont éteintes pour les mêmes personnes (Google Developers Blog).

Le côté où vous avez atterri dépendait de la façon dont vous payiez.

Schéma de la transition de Gemini CLI : les utilisateurs gratuits et les abonnés Google AI Pro et Ultra ont été basculés vers l'Antigravity CLI, fermée, tandis que les organisations sur Gemini Code Assist Standard ou Enterprise et les utilisateurs de clés d'API payantes conservent Gemini CLI, sous licence Apache-2.0.

Les organisations sur Gemini Code Assist Standard ou Enterprise ont gardé la CLI et ses mises à jour de modèles, tout comme les développeurs sur des clés d'API payantes Gemini ou Gemini Enterprise Agent Platform. L'application Code Assist pour GitHub a cessé d'accepter de nouvelles installations puis a cessé de répondre aux requêtes, sauf pour les entreprises qui l'exploitent via Google Cloud.

Le code n'a pas disparu. Le dépôt est toujours sous Apache-2.0 et publie toujours des versions, la v0.62.0 étant sortie cette semaine (GitHub). Son site de docs affiche désormais un bandeau indiquant qu'Antigravity CLI l'a remplacé pour les utilisateurs gratuits et Google One (Gemini CLI docs), alors que le README vante encore 1 000 requêtes gratuites par jour avec une connexion Google.

Le remplaçant est un produit d'une autre nature. Le dépôt public d'Antigravity CLI contient un changelog, un readme, un GIF de démo et un dossier d'exemples, sans code source ni fichier de licence. Tech Times rapporte que des contributeurs ont parlé d'un coup de bait and switch, et que des utilisateurs sur le suivi d'incidents de la nouvelle CLI disaient avoir épuisé le quota d'une semaine en une poignée de requêtes (Tech Times). Côté Google, on explique que les outils de terminal ont désormais besoin du même backend que ses autres agents pour en coordonner plusieurs à la fois. Le groupe concède que la nouvelle CLI a été lancée sans parité 1:1 des fonctionnalités, même si les skills, hooks, sous-agents et extensions (désormais appelées plugins) ont fait le voyage.

Antigravity face à Cursor, Claude Code, Codex et Copilot

Tous les grands laboratoires vendent désormais un agent qui modifie des fichiers et exécute des commandes : les différences se situent donc dans les modèles, le budget et les réglages par défaut. Ce tableau s'en tient aux faits publiés sur les pages de chaque éditeur.

OutilOffre gratuitePayant le moins cherOffre individuelle maximaleModèles de
AntigravityOui, limites hebdomadairesGoogle AI Pro, 19,99 $Ultra 20x, 199,99 $Google, plus Anthropic et OpenAI open-weight selon l'offre
CursorHobby, requêtes d'agent limitées20 $ par moisUltra, 200 $OpenAI, Anthropic, Google, SpaceXAI, Cursor
Claude CodeNon, Claude Free l'exclutClaude Pro, 20 $ (17 $ en annuel)Max, à partir de 100 $Anthropic
CodexApplication de bureau uniquement, déploiement en coursGo pour l'app, Plus pour la CLIPro, jusqu'à 500 $OpenAI
GitHub CopilotOui, un quota de crédits, choix automatique du modèle uniquementPro, 10 $Max, 100 $OpenAI, Anthropic, Google, xAI, Microsoft

Les prix proviennent de Cursor, Anthropic, OpenAI et GitHub. Les différences plus fines tiennent aux modèles que vous pouvez mélanger et à la façon dont chaque outil protège votre machine par défaut.

Matrice de fonctionnalités : Antigravity propose les modèles Gemini, un accès partiel à Claude et OpenAI, aucun client open source, un agent dans l'offre gratuite et un sandbox partiel par défaut ; Claude Code n'a que Claude ; Codex a les modèles OpenAI, un client Apache-2.0 et un sandbox activé par défaut ; Copilot a un accès partiel à Gemini, Claude et OpenAI selon l'offre, une offre gratuite et aucun sandbox par défaut.

Antigravity et Cursor réunissent Gemini et Claude sous un seul abonnement. Copilot liste des modèles des trois laboratoires, mais la page des offres de GitHub n'accorde à Free que la sélection automatique du modèle et à Pro « une sélection de modèles » : vérifiez donc lesquels votre offre inclut. Codex est le seul à associer un client open source (le dépôt openai/codex est sous Apache-2.0) et un sandbox activé par défaut. L'application de bureau d'Antigravity s'en approche sur macOS et Linux, mais ce réglage par défaut ne s'applique ni à sa CLI ni à Windows.

Cursor est le plus proche par la forme : un éditeur, une CLI et des agents cloud, avec les modèles de plusieurs laboratoires sur une seule facture. Choisissez Cursor si votre journée se passe dans un éditeur et que vous voulez les modèles OpenAI à côté de Claude. Choisissez Antigravity si vous préférez piloter vos agents depuis un tableau de bord et que Gemini par défaut vous convient.

Claude Code est le meilleur achat si Claude est le modèle que vous voulez. Claude Pro à 20 $ l'inclut, il tourne dans le terminal, VS Code, JetBrains, une application de bureau et le web, et ses routines cloud continuent de tourner ordinateur fermé. Accéder à Claude via Google AI Pro n'a de sens que si vous voulez aussi Gemini, puisque Claude y relève d'une limite fixe distincte.

Codex a les réglages par défaut les plus cohérents du lot, avec le réseau coupé et les écritures confinées à l'espace de travail, aussi bien dans sa CLI que dans son extension d'IDE. Ses offres gratuite et Go ne donnent que l'application de bureau : la CLI démarre donc à ChatGPT Plus ou avec une clé d'API. Copilot est l'entrée payante la moins chère, à 10 $, toutes les offres incluent Copilot CLI, et son sandbox local s'active à la demande avec /sandbox enable et reste en préversion publique.

Pour un panorama plus large, le classement des assistants de code IA et le classement des agents IA suivent la position de ces outils, et notre sélection d'assistants de code IA couvre les options centrées sur l'éditeur.

Confidentialité et points faibles

Ce que Google fait de votre code

Sur un compte personnel, les conditions d'Antigravity indiquent que Google enregistre vos interactions (vos données, données d'usage, métadonnées et retours) et s'en sert pour améliorer les produits Google et Alphabet ainsi que le machine learning. Des employés et prestataires de Google peuvent les consulter (Antigravity terms). Vous pouvez désactiver la collecte avec le réglage Enable Telemetry dans Account, et demander la suppression en écrivant à [email protected]. Faites-le avant d'ouvrir le dépôt d'un client.

Les connexions professionnelles obéissent à d'autres règles. Via Gemini Enterprise ou un projet Google Cloud, ce sont les conditions signées par votre administrateur qui s'appliquent, et Google affirme que votre code n'est jamais utilisé pour entraîner ses modèles de base. Sur la voie Google Cloud, les prompts, le code et la télémétrie ne sont pas stockés hors de votre environnement privé, et les administrateurs d'abonnements Gemini Enterprise éligibles peuvent activer la journalisation d'audit complète d'un simple interrupteur. Choisissez un modèle Claude sur une offre personnelle et vous acceptez aussi les conditions commerciales d'Anthropic.

Deux règles piègent les utilisateurs. Google considère l'usage de votre identifiant Antigravity dans des agents tiers comme OpenCode ou Claude Code comme une violation des conditions pouvant entraîner la suspension du compte, et vous renvoie vers une clé d'API Google AI Studio ou Gemini Enterprise. Le service est aussi réservé aux adultes et aux pays autorisés, et Google suggère une simple adresse Gmail si un compte Workspace ne parvient pas à se connecter.

Là où Antigravity pèche

La plupart des points faibles se résument à une question de contrôle.

  • Les clients sont fermés. Vous ne pouvez pas auditer ce que la CLI ou l'application de bureau envoie, ni les forker si Google change encore de cap, ce que les utilisateurs de Gemini CLI viennent précisément de vivre.
  • Les quotas sont opaques. Google publie des multiplicateurs et des fenêtres de rechargement, pas de nombre de requêtes, et se réserve le droit de les modifier.
  • Windows est à la traîne par rapport à Mac. Il utilise encore l'ancien système de permissions, aucun préréglage n'active le sandbox, et le sandboxing des fichiers et du réseau n'est arrivé sous Windows que dans une version récente de la 2.0.
  • L'IDE autonome n'est pas pris en charge pour les déploiements en entreprise : les sociétés doivent donc se rabattre sur l'application de bureau, la CLI ou les extensions.
  • Des bugs de permissions surviennent. La version 2.18.1 a corrigé une faille qui laissait l'agent modifier des fichiers dans les dossiers .git, .env et .vscode sans demander, avec les préréglages Default et Request Review. Gardez les mises à jour automatiques activées.
  • Le menu des modèles bouge sous vos pieds. Les utilisateurs gratuits vont perdre leurs seuls modèles Claude, et tout ce que vous scriptez autour d'un modèle précis peut être retiré en quelques mois.

Qui doit migrer, et qui doit rester

Migrez maintenant si vous utilisiez Gemini CLI sur un compte personnel et l'appréciiez. Antigravity CLI est désormais la seule façon gratuite d'utiliser l'agent de terminal de Google, et l'outil d'import fait l'essentiel du travail. Les équipes Google Cloud devraient aussi passer le pas, puisqu'Antigravity fonctionne sur un projet GCP avec facturation à la consommation et est inclus dans Gemini Enterprise Standard et Plus.

Les abonnés Pro et Ultra qui veulent Gemini et Claude côte à côte obtiennent les deux dans une seule application d'agents, sans second abonnement. Vérifiez les limites avant de vous y fier. Claude tourne sur son propre quota fixe, et les essais Pro n'incluent pas du tout les modèles 5.5.

Restez où vous êtes si votre équipe exige des outils open source ou branche un seul abonnement sur plusieurs agents tiers. Les équipes surtout sous Windows qui veulent dès aujourd'hui des réglages sandboxés devraient attendre, tout comme les gros utilisateurs qui calibrent leur budget sur des limites publiées. Si vous êtes à l'aise avec Cursor, Claude Code ou Codex, l'offre gratuite ne coûte rien à tester sur un projet annexe, mais rien ne justifie de tout arracher.

Toujours indécis ? Cet arbre de décision pose deux questions au maximum.

Peu de conclusions vous demandent de dépenser davantage, car le vrai coût du changement, c'est le temps passé à configurer. Pour une vue plus large de ce que les agents apportent vraiment, lisez notre article sur les agents IA en production.

Démarrer en 30 minutes

Les docs de Google couvrent bien l'installation. Ces cinq étapes vous mènent à une première tâche relue, avec des garde-fous raisonnables.

Cinq étapes de configuration numérotées : installer Antigravity 2.0 ou la CLI agy, se connecter et vérifier son offre, créer un projet avec un worktree, garder le préréglage de permissions Default, puis lancer une tâche en mode plan d'abord.

Installez d'abord une seule interface. L'application de bureau se télécharge sur antigravity.google/download et requiert macOS 12 ou plus récent, Windows 10 64 bits, ou Linux avec glibc 2.28 (Ubuntu 20, Debian 10, Fedora 36 ou plus récent). Pour le terminal, lancez curl -fsSL https://antigravity.google/cli/install.sh | bash sur macOS ou Linux, ou irm https://antigravity.google/cli/install.ps1 | iex dans PowerShell, puis tapez agy dans un dossier de projet.

Connectez-vous avec un compte Google personnel. La CLI conserve son token dans le trousseau de votre OS, et en SSH elle affiche une URL à ouvrir sur votre machine locale. Ouvrez ensuite le menu des modèles sous la zone de saisie : ce que vous y voyez correspond à ce que votre offre inclut.

Créez un projet depuis l'icône de dossier avec un signe plus, ajoutez un dépôt, et lancez vos tâches en mode nouveau worktree pour que les modifications de l'agent atterrissent sur un checkout séparé. Sur macOS ou Linux, laissez l'application de bureau sur le préréglage Default. Dans la CLI, ajoutez quelques lignes à ~/.gemini/antigravity-cli/settings.json pour activer le sandbox et bloquer les risques évidents :

json
{
  "enableTerminalSandbox": true,
  "toolPermission": "proceed-in-sandbox",
  "permissions": {
    "deny": ["command(sudo)", "write_file(.git/)"]
  }
}

Avec ce fichier, les commandes sandboxées s'exécutent sans demander, tout ce qui doit sortir du sandbox demande encore, et sudo ainsi que les écritures dans .git sont refusés d'emblée.

Faites de votre première tâche une tâche en mode plan d'abord. Dans l'application de bureau, commencez votre demande par /grill-me pour que l'agent pose des questions de clarification et arrête le plan avec vous avant d'écrire du code. Dans la CLI, lancez agy --mode=plan : l'agent lit les fichiers concernés et esquisse ses étapes pour que vous les approuviez d'abord. Commentez le plan, laissez-le construire, et lisez l'artefact de diff avant de fusionner. Réservez /goal, qui tourne jusqu'à la fin de la tâche sans demander d'intervention, au travail que vous confieriez à un collègue de confiance. Dans la CLI, agy -p "/usage" affiche votre quota et le moment de sa réinitialisation.

Checklist de migration pour les utilisateurs de Gemini CLI

Le guide de migration de Google est court, et une bonne part s'exécute automatiquement (Antigravity docs). Voici les étapes qui demandent vos mains.

  1. Lancez agy une fois dans un projet. Il détecte votre configuration Gemini CLI, propose une checklist de ce qu'il faut convertir et déplace votre token de connexion dans le trousseau de l'OS.
  2. Lancez agy plugin import gemini pour transformer vos extensions en plugins Antigravity. Les anciennes commandes personnalisées passent en skills.
  3. Déplacez à la main le dossier .gemini/skills/ de chaque dépôt vers .agents/skills/. Les skills globaux se trouvent désormais dans ~/.gemini/antigravity-cli/skills/.
  4. Déplacez les serveurs MCP de ~/.gemini/settings.json vers ~/.gemini/config/mcp_config.json, ou .agents/mcp_config.json par dépôt, et renommez les clés url ou httpUrl en serverUrl.
  5. Ne touchez ni à GEMINI.md ni à AGENTS.md. Les deux sont lus comme avant, y compris votre ~/.gemini/GEMINI.md global.
  6. Réparez la CI. Les scripts qui appellent gemini avec des identifiants personnels échoueront. Gardez Gemini CLI avec une clé d'API payante, ou lancez agy en mode headless avec "modelProvider": "gemini" dans les réglages et GEMINI_API_KEY exportée (il ignore les fichiers .env).
  7. Définissez les permissions avant la première exécution sans surveillance, avec le fichier de réglages montré plus haut.
  8. Attendez-vous à quelques manques. Google dit que la parité n'est pas 1:1, et les thèmes de terminal personnalisés ou les overlays expérimentaux risquent de ne pas suivre.

Cochez ce que vous avez fait pour voir où vous en êtes.

Les éléments à deux points sont ceux qui échouent sans bruit : un dossier de skills à l'ancien emplacement ou un serveur MCP avec l'ancienne clé ne se charge tout simplement pas, et vous pouvez ne pas le remarquer avant que l'agent ne trouve plus un outil dont vous dépendez.

Questions fréquentes

Google Antigravity est-il gratuit ?

Oui. L'offre Individual coûte 0 $ et inclut plusieurs modèles d'agent, des complétions Tab illimitées et des requêtes Command illimitées, avec des limites hebdomadaires de base sur le travail des agents. Vous ne payez que pour plus de capacité d'agent, via Google AI Pro ou Ultra.

Puis-je encore utiliser Gemini CLI ?

Oui, si votre organisation détient une licence Gemini Code Assist Standard ou Enterprise, ou si vous utilisez une clé d'API payante Gemini ou Gemini Enterprise Agent Platform. Antigravity CLI accepte aussi une clé d'API Gemini : les détenteurs de clés peuvent donc faire tourner les deux côte à côte et comparer.

Antigravity est-il open source ?

L'application de bureau, l'IDE et la CLI ne le sont pas. Le SDK Python est sous licence Apache-2.0, mais il s'appuie sur un binaire d'exécution compilé inclus dans ses wheels propres à chaque plateforme : le moteur qui tourne dessous est donc livré en binaire plutôt qu'en source.

Antigravity fonctionne-t-il en SSH ou depuis un téléphone ?

La CLI est conçue pour les sessions SSH et tmux, et son flux de connexion affiche une URL que vous terminez sur votre machine locale. Remote Control permet de piloter depuis un navigateur des sessions sur vos propres ordinateurs, et les versions récentes de la CLI incluent des binaires Android natifs pour Termux.

En quoi Antigravity diffère-t-il de Jules ?

Jules est l'agent expérimental de Google pour les dépôts GitHub. Il clone votre code dans une machine virtuelle cloud, y travaille et vous rend une pull request. Antigravity fait tourner les agents sur votre propre machine, sur des dossiers locaux. Google AI Pro et Ultra relèvent les limites des deux.

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